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Ce qu'en dit la Presse :
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Fémina du 6.6.2010
texte Cécile Gavlak - photo Caroline Julliard
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| Cet article n'est pas
du tout en rapport avec la peinture à proprement parler, c'est
plutôt mon histoire de vie, tout simplement.
Ce qui y est dit est
juste, mais bien des choses n'ont
pas pu être mentionnées pour
des questions journalistiques
et pour préserver les personnes qui
pourraient se
reconnaître. Par exemple, le détail des frasques de ma soeur et de mon
beau-frère n'ont pas pu être relatées. Elle m'a
trahie par 3 fois et cela fait près de 30 ans que
je lui ai tourné le dos. Il n'est pas non plus fait mention d'un homme qui a terminé sa vie avec un coup de hache dans la
tête, d'un homme qui s'est fait égorger par ses employés,
etc. etc. Ce qui est
aussi très étrange, c'est que tous ceux qui
m'ont fait du mal ont dû assumer une lourde
facture sans que je sois l'émettrice de la
créance. La
destinée des uns et des autres est parfois
vengeresse alors que la mienne est plutôt
protectrice. Selon un astrologue connu, j'ai
une très forte protection occulte. La vie m'a
démontré que c'était bien vrai !
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voici ce qui est dit :

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Revue Suggestion,
édition août-septembre 2009
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| Il est dit : |
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Estelle Schmidheiny ,
artiste boulimique et plurielle
Une villa dédiée aux rêves
grâce à la peinture et la sculpture…
Celle d’Estelle Schmidheiny est une œuvre en soi.
Au chemin de Bonmont, à Nyon, des girafes en grandeur
nature, côtoient des lions, des oies, des vaches et même
un dragon qu relaie le chien dans sa mission de
garde.
A l’intérieur, une multitude d’œuvres ornent les
murs, du sous-sol au dernier étage… une vraie galerie
vivante.
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L’artiste peintre, aime croquer la vie à pleines dents et
cela se voit dans son art : plein de générosité mais
rigoureux dans ses techniques. |
Estelle Schmidheiny
est une touche-à-tout et débordante d’idées. « Côté
pile, je suis une artiste peintre à facettes multiples et, côté
face, je transmets mes passions aux élèves de mon école
« à peindre », de décrit-elle. Par son ouverture
d’esprit, elle serait davantage une citoyenne du monde qu’une
confédérée helvétique. Après une enfance douloureuse dans un
schéma familial difficile au quotidien, Estelle Schmidheiny a su
tirer le meilleur d’elle-même afin de trouver son équilibre,
gagner assez d’estime de soi pour aller de l’avant. »
J’ai appris à ne pas me laisser démonter. « J’ai pris
conscience de mes valeurs et que je pouvais réussir, »
souligne-t-elle. Très polyvalente et curieuse de découvrir les
gens et les contrées du monde, elle a été une des premières
femmes à assurer la fonction de directeur d’entreprise dans une
société de placement de personnel, à seulement 25 ans !
Assurances, agence matrimoniale, hôtellerie, bureau d’avocat…
son parcours professionnel relève réellement de l’atypique.
« J’ai toujours cherché les difficultés, J’aime les défis
et gagner ».
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Quelques
thèmes de prédilections : le désert, la main et
l’aquarium.. etc....
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Après une vie confortable, elle se retrouva au chômage et
s’exerça à de petits métiers, « une galère de neuf années… ».
La peinture était alors sa dernière carte à jouer. « Grâce
à la peinture, je ne suis pas tombée dams une déprime profonde.
J’ai toujours dessiné, mais ma vie professionnelle m’avait
poussée à mettre de côté le pinceau. Et en se retrouvant à un
tournant de ma vie, j’ai rencontré par hasard la première
cliente de l’école que j’allais créer. J’ai appris en
autodidacte et les élèves m’ont, sans qu’ils s’en rendent
compte, permis d’avancer ».
Si elle a toujours été
baroudeuse d’une certaine façon aux plans personnel et
professionnel, elle a toutefois choisi la stabilité en acquérant,
avec son compagnon M’Hamed Chikr, sa villa nyonnaise en 1985.
D’une architecture des années 30, celle villa était recouverte
de lierre. Tant à l’extérieur qu’à
l’intérieur, la
maison est maintenant une véritable vitrine de ses talents
artistiques. D’un charme fou, des fresques en trompe-l’œil
permettent ‘habiller les façades. La personnalité de la
Nyonnaise se décline en plusieurs facettes et c’est d’autant
plus le cas en peinture. Elle cumule plusieurs spécialités
(diptyques d’angle, portraitiste animalière, portraitiste des
mains, nouveaux-nés et bébés, paravents bibliothèques et
trompe-l’œil ou fresques, qui lui permettent d’accompagner
les élèves de son école dans une multitude de domaines.
« L’art pour moi est une Vade Mecum fantastique, je fais
corps avec lui », s’enthousiasme-t-elle.
Philippe
Cadoux
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| Il est dit |
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La Côte du 17
octobre 2008 |
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Nyon
Un artiste hors du commun
Un claqueur de doigt (de pieds)
creuse à la mine du Box-son ».
Pour les 10
ans de son école de dessin, Estelle Schmidheiny a fait
venir Fabrice Martin pour interpréter un air de claquettes. Un air, parce que pour ce
claquettiste acharné, cette pratique est à la fois
une danse et une musique. « Des capsules de bouteilles,
ou des morceaux de bois fixés sous les chaussures », c’est Ainsi qu’il décrit l’origine des claquettes.
Le nouveau spectacle de sa compagnie, actuellement en tournée, s’appelle « Box-son ». Un sacré
remue-ménage sur le thème de la mine porté par
une douzaine de danseurs et musiciens
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Pratiquement né avec les fers
de claquettes sous les pieds, Fabric Martin a été sacré
quadruple champion du monde de sa discipline, lors du concours
international de New-York. C’est dans la « ville
qui ne dort jamais » que Fabrice Martin s’est fait les pieds.
« C’est vrai qu’entre aller au gymnase ou partir
à New-York, je n’ai pas hésité longtemps »,
souligne l’artiste.
A 36 ans, Fabrice Martin
n’est pas prêt de s’arrêter de bouger. Tombé dans
cette passion lorsqu’il avait 5 ans. Il use et abuse des paires de chaussures.
« Ces souliers se réparent, mais, de toutes façons,
puisqu’on est sans arrêt sur les pointes et les talons, c’est
normal qu’elles s’usent vite ».
L’école qu’il chapeaute,
après son père et son grand-père, est bien vivante. Même
si le monde des claquettes est peu connu du grand public, ce que Fabrice
Martin regrette un peu : « à New-York, on
voit souvent des gens faire des claquettes dans la rue. »;
Mais il reste confiant : « ici, ça
viendra… A Avignon, avec « Box-Son », nous avons eu du
succès, car la différence attirait les spectateurs… »
Cécile Gavlak
Il y a quelque temps,
Fabrice Martin est venu à l’école de dessin
l’Alpage, pour une démonstration.
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| Il est dit |
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La Côte du 26
septembre 2008 |
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La Côte +
Une fête rythmée par les claquettes
Estelle Schmidheiny répète sans
cesse qu’elle est fière de ses élèves.
Samedi, l’école de dessin
nyonnaise l’Alpage sera en fête pour ses 10 ans. Le
grand événement, c’est sans nul doute la prestation de
Fabrice Martin, quadruple champion du monde en claquettes.
« Je l’ai rencontré dans le cadre de mes cours de
claquettes à Prangins », raconte Estelle
Schmidheiny, directrice de l’école. Depuis une décennie,
cette passionnée de peinture use du même cheminement
d’apprentissage avec ses élèves, enfants et adultes. Méthode
qui semble être un succès. Les visiteurs pourront
admirer l’exposition annuelle des travaux d’élèves,
qui porte cette fois-ci sur le thème du cirque. Si près
de 100 personnes sont attendues, la fête est accessible
uniquement sur invitation.
CLAK |
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Il est dit |
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La Côte 9 juin 2006 |
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Nyon – Art
Coup de cœur et
fraternité couplés en expo
La galerie Artisti
propose une exposition originale pour ses dix ans.
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«Je choisis les œuvres au coup
de cœur et je travaille dans un esprit de fraternité
avec les artistes »
explique Rosmi Gargantini, propriétaire de la galerie
Artisti. Voilà pourquoi, pour fêter les dix ans de la sa
galerie, elle a demandé à la septantaine d’artistes
qui y ont exposé de créer deux œuvres autour des thèmes
coup de cœur et fraternité. « Je ne privilégie
pas un style de peinture particulier pour ma galerie, il
faut que ce soit beau, que j’aie un coup de cœur »,
affirme-t-elle. |
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Quant à l’aspect de la fraternité, elle
explique comment elle a besoin d’instaurer un vrai
rapport
d’amitié et de confiance avec les artistes. « Mais je
veux aussi que la galerie soit un lieu empreint
de fraternité et de convivialité » ajoute-t-elle.
Les sculptures ou les verreries sont toujours
associées à des peintures, car pour Rosmi Gargantini
chaque exposition est un mariage.
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L’artiste Estelle Schmidheiny a peint le nom des
artistes
qui exposent pour les dix ans de la galerie.
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« Les œuvres que je couple doivent
s’harmoniser et pas se tuer », explique- t-elle. Et
quelles sont ses coups de cœur dans cette expo- sition ?
Elle évoque le souffleur de
verre Pierre Henny, le peintre Stephan Boffejon, la sculptrice
Rosa Serra ou encore
Estelle Schmidheiny.
A noter que trente artistes seront présents pour le vernissage
ce week-end.
Delia Collardi
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| Il est dit |
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L'Illustré du
22..2.2006 |
Je m’essaie
au dessin et à la peinture
Tourbillonnante d’idées et de
fantaisie, l’artiste peinture Estelle Schmidheiny, qui pratique
notamment l’art du trompe l’œil, propose à chacun de manier
pinceaux, crayons ou fusain dans l’ambiance conviviale
de son atelier. L’élève est suivi et évolue dans le
respect de ses goûts et envies. Des cycles sont aussi prévus
lors des relâches.
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La Côte du
3-4-.12.2005 |
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Vu pour vous
Nyon
Dommage ! Hier soir sur la place
Perdtemps, la première édition du Téléthon organisé à Nyon a
reçu ses premiers convives sous une plui8e battante. A peine le décor
posé que les gouttes ont commencé à tomber. Ce qui n’a pas
pour autant empêché quelques courageux (ici Estelle et Véronique),
camouflés sous des toiles cirées, d’entamer la gigantesque
toile…de tissu.
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Armées d’un pinceau, les artistes ont laissé leur créativité
s’exprimer, sous les encouragements de Jean-Marc Richard.
L’homme de radio a inauguré la manifestation qui se poursuit
aujourd’hui jusqu’à minuit ! |
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| Il est dit |
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La Côte du 8 août
2005
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Page 1
Un sculpteur sur bois
donne vie à deux immenses girafes.
Insolite.
Devant la nécessité de
couper ses 2 thuyas desséché, une artiste nyonnaise a mandaté un
sculpteur sur bois pour en faire 2 immenses girafes. Au chemin de
Bonmont, cette initiative suscite l’enthousiasme. Sylvio Asseo a déjà
fini le premier animal et l’a doté d’un regard empreint de dignité.
Il débute aujourd’hui la sculpture du second. Le public est invité
à suivre ce processus de création.
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La première girafe est déjà
visible. Sylvia Asseo
débutera aujourd’hui la seconde. |
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| page 5 |
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Deux thuyas renaissent sous la forme de girafes.
Obligée de couper ses arbres desséchés,
une artiste nyonnaise a fait appel à un sculpteur sur bois. De sa
tronçonneuse sont nées deux girafes.
Depuis plus d’une semaine, pas un jour ne s’écoule sans que
les voisins d’Estelle Schmidheiny ne s’arrêtent
un instant pour observer Sylvio Asseo à l’œuvre :
Installé sur son échafaudage devant
l’entrée d’une maison rehaussée de nombreux trompe l’œil,
ce sculpteur sur bois a reçu pour mandat de transformer deux
hautes souches de thuyas en girafes. « J’étais obligée
de faire abattre ces arbres et j’ai eu envie de faire en sorte
qu’ils continuent à vivre, mais sous une forme différente »,
explique la propriétaire des lieux. La forme de la girafe était
une évidence au vu du matériau de base. Et dans mon évolution
artistique, je me suis prise d’affection pour les animaux.
« Je les trouvent plus humains que l’homme », relève
Estelle Schmidheiny, artiste peintre.
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Les 2 thuyas ont été coupés le 23
juin dernier lors de la pleine lune. Un fait qui a son importance
pour Sylvio Asseo, artiste indépendant installé à Genève :
« il y a moins de sève et cela permet au bois de moins
craquer durant sa transformation ». « Avant de me
mettre au travail je me suis mis en phase avec l’arbre, j’ai
fait appel à certaines énergies », souligne-t-il.
Le sculpteur a donné un véritable regard à la girafe.
Sylvio Asseo est déjà arrivé au bout de sa tâche en ce qui
concerne la première girafe et il l’a dotée d’un regard
expressif. Il a bien compris que cette girafe a un air digne.
« Elle toise, et c’est pour garder cette notion de dignité
que j’ai choisi de faire sculpter deux fois le même animal. Je
voulais éviter le côté zoo », relève Estelle Schmidheiny.
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Comment s’appellera ce couple insolite qui suscite
l’enthousiasme du quartier ? « Octave et Octavie »,
répond-elle d’un air décidé.
Et qui est né en premier ? « Je sens que j’ai sculpté
la femelle mais c’est à confirmer », sourit Sylvio Asseo.
Vodka, le chat de la maison, n’a lui eu aucun doute quant au
fait de retrouver son arbre : il a déjà adopté Octavie
comme nouveau perchoir.
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Repères :
4 mètres de hauteur à un
mètre près. Octave et Octavie respectent les proportions d’une véritable girafe
qui peut mesurer jusqu’à 5 m. de haut.
Une tonne
poids de chacune des girafes en bois.
Trois tronçonneuses pesant entre 3 et 7 kg, elles demandent de la force et de la
concentration à Sylvio Asseo qui n’a pas le droit à
l’erreur. Dernière phase : poser un enduit de
protection pour le bois. |
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| Il est dit : |
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La Côte du
16.12.2004 |
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L’artiste peintre E.
Schmidheiny
est débordante d’énergie |
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L’Alpage (l’Atelier
Ludique Pour
Artiste & Galerie
d’Exposition) est né il y
a 7 ans, lorsque l’artiste peintre Estelle Schmidheiny
attaquait une nouvelle tranche de vie. Aujourd’hui,
alors qu’elle vient de fêter ses 60 ans, sa rencontre
avec elle-même est aboutie. Une énergie nouvelle
l’envahit, prête à la partager avec ses élèves de
l’atelier. « Je suis comme un serpent qui a terminé
sa mue. Je me sens une peau toute nouvelle »
dit-elle rayonnante.
L’artiste peintre, nyonnaise
d’adoption, est-elle encore à présenter ? Ses œuvres
telles que ses « diptyques d’angle » ou ses
« trompe l’œil »ont fait couler de
l’encre ! C’est cette expérience acquise au fil
des années, en autodidacte, qu’Estelle Schmidheiny
veut transmettre à ses élèves. |
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| L’Alpage
n’est pas seulement une école d’art, mais un havre de
paix, de détente et de régénération. Estelle
Schmidheiny étant une artiste pluridisciplinaire, les élèves
pourront travailler toutes les techniques. Le programme
quant à lui est varié. On commence par apprendre à
regarder et l’on enchaîne avec l’esquisse, la
structure, comment amorcer sa création, le coup de
crayon, oser le mélange des couleurs, la perspective, les
ombres, les reflets et bien sûr les trucs et les astuces !
Les cours sont composés de 7 personnes au maximum, de 7
à 77 ans. « Un petit groupe permet d’effectuer un
travail personnalisé. Une sorte d’intimité se crée et
pousse plus loin la création ». |
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Il est dit : Estelle Schmidheiny trompe son
monde
Depuis 2002, l'artiste nyonnaise touche-à-tout se
passionne pour les trompe l'oeil. Elle a commencé par les façades
extérieures de sa maison. Le bouche à oreille aidant, des clients
lui passent déjà commande.
p.4
Le monde n'est pas ce qu'il paraît quand
Estelle Schmidheiny peint.
Depuis 2002, l'artiste se passionne pour les trompe l'oeil. Elle a
commencé par les façades extérieures de sa maison. Le bouche à
oreille aidant, elle a trouvé des amateurs intéressés.
Depuis l'an dernier, Estelle Schmidheiny s'est trouvé une nouvelle
passion pour les trompe l'oeil. "Les volets de notre maison
étaient en mauvais état. nous avons donc décidé de les décrocher
mais sans eux, la façade était laide. Nous hésitions à en racheter
à cause du prix, d'autant que nous ne les utilisions jamais;
ils étaient juste décoratifs. Jusqu'au moment où mon mari a lancé
l'idée des trompe l'oeil." |
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La Côte Week-end du 5 septembre 2003
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Le projet était à la portée de cette artiste touche-à-tout qui
s'était déjà essayée au trompe l'oeil, en peignant notamment des
bibliothèques sur des paravents.
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Avec Marie-Hélène Gruau, une des élèves de son école de
peinture, elle se lance dans ce chantier et s'attaque à l'une des
façades de sa maison. Cette année, un deuxième côté s'enrichit de
décorations. Sous le pinceau des deux peintres fantasques, Alfred
l'écureuil, Basile le perroquet, Nestor le poisson rouge et P'tit
Léon, réplique du Manneken Pis prennent vie. Estelle Schmidheiny
ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Grâce au bouche à
oreille, elle est sollicitée pour créer des fresques : un paysage
toscan pour un EMS de Renens et un aquarium dans un saut de loup
(puit de lumière) pour une voisine. Elle planche sur un projet de
80 m2 à Nyon, d'autres devraient se concrétiser à Lausanne et à
Etoy. "Le trompe l'oeil est un travail fascinant. On peut faire
des choses extraordinaires sans trop forcément investir", explique
la Nyonnaise. "En plus, le travail est respecté par les taggeurs.
A Nyon, le forum n'a jamais été touché. Et à Lyon où il y a de
très nombreuses fresques, les oeuvres n'ont pas été détériorées."
Sur sa lancée, Estelle Schmidheiny a suggéré à la commune de
lancer un concours d'idée pour animer les murs de la future gare
souterraine du Nyon-St-Cergue.
Les trompe l'oeil sont soumis à
autorisation
Réaliser un trompe l'oeil sur les murs de sa propre
maison est soumis à autorisation communale. la démarche est
identique si l'on souhaite changer la couleur de ses volets ou
peindre en rouge sa demeure. L'idée est de ne pas gêner les
voisins et de faire en sorte que le dessin s'intègre dans
l'environnement. Selon la situation de l'habitat, la Commission de
l'urbanisme peut même être saisie. A Nyon, selon le service
concerné, les demandes sont rares. A son initiative, des dessins
géométriques sont venus animer la façade borgne d'un nouvel
immeuble à l'avenue Cortot. Les trompe l'oeil de la ville sont
localisés à Rive (immeuble Fleur de Lys), sur le mure de
l'ancienne manufacture de la porcelaine, au Forum, et sur un
immeuble du Reposoir. |
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Il est dit :
Nyon
Peinture qui trompe énormément
(photo)
Estelle Schmidheiny (devant) a dessiné des faux volets sur sa
maison. Et elle enseigne son art.
Les détails p. 21
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Nyon insolite
Volets en trompe l'oeil
Estelle Schmidheiny ne voulait pas réparer les persiennes de sa
maison. L'artiste les a donc peintes sur la façade.
(photo)
Estelle Schmidheiny (devant) et son élève Marie-Hélène Gruau
jouent ensemble des pinceaux.
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Les apparences
sont trompeuses. Sur le mur ouest de la maison d'Estelle
Schmidheiny, l'illusion est parfaite. les volets ne sont plus là,
mais il existent encore. En forme de trompe l'oeil. "Au lieu de
réparer mes volets, j'ai décidé de les peindre à même la façade.
Je ne les fermais jamais, alors autant les enlever. Reste
qu'une maison sans volets ça fais moins joli. J'ai donc fait d'une
pierre deux coups (de pinceau), remplaçant une corvée par un
plaisir." Dans sa tâche, l'artiste peintre nyonnaise est aidée
par une élève Marie-Hélène Gruau. "Nous sommes d'authentiques
aventurières du pinceau", note Estelle. Histoire d'égayer
l'oeuvre, l'intéressée a ajouté deux touches artistiques. A savoir
un perroquet et un écureuil baptisé Alfred. Je ne voulais pas
choquer et encourir les foudre de la commune qui m'a donné son
aval. Autrement dit, elle ne voulait pas peindre le diable sur la
muraille. L'an prochain, des glycines prendront place sur le
devant d'une maison-galerie de 1932, pleine de charme, qui
recèle, de la cave à l'étage, quelque 250 pièces.
Atypique
Cadre, notamment dans l'hôtellerie et l'immobilier, puis
chahutée par les aléas de la vie, Estelle ouvre en 1998, alors
qu'elle arrive en fin de droit, un atelier de peinture l'Alpage
(Atelier Ludique pour Artistes & Galerie d'Expositions). Au
vocable éclectique, elle préfère celui d'atypique pour qualifier
son côté multidisciplinaire : diptyques d'angles, bibliothèques
en trompe l'oeil en forme de paravent, représentations de mains
et de nouveaux nés, aquariums avec fonds marins en relief et
natures vivantes et végétales par opposition aux natures dites
mortes. "En passant d'un genre à l'autre, je me régénère pour le
suivant. Je pourrais peindre vingt-quatre heures sur
vingt-quatre". Dans cette perspective, ses nuits sont aussi
belles que ses jours.
Patrick Testuz |
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Il est dit :
Activité insolites
Nyon - Une artiste très créative
Estelle Schmidheiny peint ce qu'elle invente
A côté de l'Alpage, son école à peindre,
c'est pour s'inspirer et mettre ses idées en oeuvre que cette
artiste originale a choisi l'air de Nyon comme résidence.
Depuis toujours, elle a une
notion précise de ce qu'elle veut. Et c'est délibérément qu'un
beau jour de 1985, elle a jeté son dévolu sur Nyon et la
maison que, depuis, elle habite au chemin de Bonmont. Hors du
commun, Estelle Schmidheiny l'est par un parcours de conquêtes,
dans des domaines aussi divers que l'hôtellerie, l'immobilier,
les assurances ou le placement de personnel. Elle y jouait
un rôle moteur.
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La Côte du 26.4.2002
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Et l'art visuel ? "Depuis toute petite, j'aimais les dessins
animés et les personnages de Wald Disney. Je croquais les 7 nains.
A vingt ans, l'âge des idoles, je faisais le portrait de
chanteurs, de grands acteurs." Après ? Une longue interruption de
la pratique artistique. Maintenant, son inspiration vient
d'ailleurs. Par son mariage, elle a rejoint une part féminine
d'elle-même, avec ce désir de donner une âme à l'intérieur. La
décoration de l'habitat., c'est un truc de bonnes femmes. Là rien
de plus naturel, voire de banal en somme. Mais c'est sans compter
avec l'impératif pour cette artiste de défier l'ordinaire.
"J'étais préoccupée par l'animation des coins en particulier.
D'habitude on y pose une lampe ou ne plante verte. J'ai pensé
faire autre chose." Des Tableaux ... Mais une seule toile n'aurait
pas suffit, selon elle, pour habiller l'angle. D'où deux oeuvres
qui (cheminement de la pensée) devaient s'harmoniser, se répondre.
D'où le concept de diptyque. J'ai essayé. Ca fonctionnait. Et
voilà comment on peut découvrir sa collection de diptyques d'angle
chez Estelle Schmidheiny.
Aujourd'hui, elle relève un nouveau défi : casser la fermeture du
coin, le faire jaillir, saillir ou se creuser visuellement : "je
vais pousser la recherche". En vérité, le trompe l'oeil, c'et son
dada. Et là encore, qu'est-ce- qu'elle nous fait ? Des
bibliothèques, des aquariums ! Pour l'instant ses livres occupent
les rayons de paravents à deux ou trois pans. "C'est venu d'un
paravent que j'avais hérité de ma mère. J'y ai mis des toiles à la
place du tissu." Mais ses bouquins peuvent courir partout, selon
les goûts : sur les murs, les buffets anciens, les portes
coulissantes.... Leurs titres font des jeux de mots, profèrent des
coups de gueule, racontent des histoires, évoquent l'actualité :
des Sept péchés capitaux aux Sept Merveilles du Monde, des Pieds
Nickelés à Jules Verne, les Clés du Royaume de Cronin deviennent
ici Les clés de nos Royaumes par Fergy et Diana... Mais il faut
bien regarder pour tout lire. L'honneur est sauf grâce à la grande
allure visuelle des oeuvres. Et les poissons, alors ? "C'est un
univers fabuleux. L'une de mes élèves désirait épaissir sa
peinture, peindre à la spatule. On y ajoute du mortier. C'est
ainsi que j'ai commencé à créer en relief des fonds marins
auxquels j'ajoute de vrais coquillages." Un monde reposant qui ne
risque pas de faire tache. Les jours où elle abandonne sa carrière
personnelle, Estelle Schmidheiny les consacre à ses élèves de
l'Alpage (Atelier Ludique Pour Artistes en herbe et Galerie
d'Expositions). Ils sont une trentaine à fréquenter ses cours, à
se perfectionner en dessin, huile et acrylique.
Marie-Jo fournier
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Revue Accrochages No 5 / mars 1999
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Il est dit : ...Il n'était pas question pour cette nyonnaise
d'adoption, arrivée à Lausanne en 1948, de faire des Beaux
Arts.
Ni sa famille, ni sa ville natale de Zürich ne pouvaient
considérer cette démarche comme sérieuse. Après un parcours plus
conforme qui vont la mener à la direction de trois sociétés de
services à Lausanne et Genève, c'est la cassure.
Bénéfique disent certains, car n'ayant plus rien à prouver
ni à perdre, Estelle Schmidheiny ose. Elle ose l'impensable, faire
peintre. Qui plus est, elle, l'autodidacte, ouvre une école à
peindre ! Pour mieux apprendre confie-t-elle malicieusement.
Depuis 1990, Dieu sait si elle a appris ! Des
bibliothèques en trompe l'oeil, en passant par le portrait, les
diptyques d'angle, au portrait des mains qui parlent qui expriment
par le geste toute la richesse de la communication.
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Le Musée de la main à Lausanne l'invite
immédiatement à venir exposer ses oeuvres. Celui plus
ancien de Wolnzach en Allemagne fait une demande similaire
pour la fin de l'année.
Genève lui demande de créer une
oeuvre de 16 m. x 13 pour des façades. Quelle revanche sur
le pas sérieux ! Depuis 1991, Estelle Schmidheiny
a participé à une vingtaine d'expositions en Suisse et c'est
en voisine qu'elle vient pour la première fois exposer en
Galerie à Nyon.Alan Woods |
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Il est dit :
Nyon exposition
Elle fait parler les mains
Estelle Schmidheiny , artiste peintre exerçant
son art à Nyon, s'est spécialisée dans la représentation des
mains. Dans sa maison, située 4, chemin de Bonmont, on peut
admirer de nombreuses oeuvres tout à fait surprenantes, consacrées
aux mains, sous toutes les formes possibles. |
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La Côte du 19.8.1998
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Il est dit : Nyon Atelier
Une artiste en fin de droit réagit
Estelle Schmidheiny ouvre un atelier
de dessin et de peinture.
Journal La Côte
du 11 février 1998
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Ancien cadre de l'immobilier,
elle a depuis 10 ans développé sa passion pour la peinture,
travaillant sans relâche et se faisant connaître avec ses
originaux diptyques d'angle. Pour vivre, elle a accepté quantité
de jobs ponctuels, parfois très farfelus. Si je ne
suis pas partie dans la déprime c'est grâce à la
peinture dit cette femme résolue qui, arrivant en fin de
droit, refuse de se laisser abattre et se lance à
l'eau en créant un atelier de peinture
pour enfants et adultes. Il aura comme nom l'Alpage (Atelier
Ludique Pour Artistes en herbe et Galerie d'Expositions) et
s'ouvrira en février. "Je désire que ce soit un lieu où les gens
puissent découvrir ce qu'ils ont au fond d'eux-mêmes. Qu'ils
s'ouvrent à l'expression artistique, à la peinture
instinctive, sauvage, en se laissant peut-être porter par la
musique. Parce qu'elle aide à s'ouvrir, à lâcher ses amarres. Ce
sera une initiation au dessin et à la peinture, afin de donner aux
gens des connaissances élémentaires leur permettant de
trouver leur voie." |
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Les mains nous interpellent, elles sont
parlantes. En parallèle, Estelle
Schmidheiny désire se faire un nom en tant que manu-pourtraitiste
(du vieux français pourtraire, dessiner). "Parce que les
mains sont un sujet superbe. Elle nous interpellent, elles
sont parlantes, expressives. Elles sont toujours
différentes . Elles expriment tant de choses... c'est
fascinant dit Estelle" qui a encore d'autre projets en
tête, comme donner des cours dans des EMS ou faire des
après-midi créatives, centrées sur l'artisanat.
Françoise Gentinetta |
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Il est dit :
Passion
Nyon Portrait
Estelle Schmidheiny manie
l'art d'habiller les coins.
Femme d'affaires devenue peintre afin de se réaliser totalement,
elle ouvre les portes de sa maison pour partager ses coups de
coeur et ses diptyques d'angles.
Elle est née à Zurich, a fait ses classes
à Lausanne où elle a également dirigé une affaire, en a fait de
même au bout du lac ou ailleurs, pour répondre finalement à l'un
de ses premiers coups de coeur : s'installer à Nyon, dans une
villa baptisée alors maison de la Sorcière. "Oui c'est vrai
commente Estelle Schmidheiny. Je l'ai achetée en 5 minutes mais
depuis, mon mari et moi, nous l'avons faite revivre en lui
redonnant sa fraîcheur."
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Journal La Côte Week-End
du 20 septembre 1996
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Plus de mystères ni de maléfices en tout cas, puisque, au
contraire, les portes en sont ouvertes et les amis, comme les
autres, sont conviés à partager les coups de coeur d'une artiste
qui s'est faite elle-même malgré un nom sans doute difficile à
porter dans un tel milieu. "J'aurais voulu faire les Beaux Arts,
mais mes parents n'ont pas voulu. Aussi parallèlement à un
apprentissage suivi dans une étude d'avocats, je dessinais des
nains et des mains..." "Puis après des expériences enrichissantes
sur le plan personnel uniquement, comme la direction d'un
restaurant ou d'un hôtel, par exemple, ou d'autres comme
l'immobilier, les assurances ou le placement de personnel, où j'ai
obtenu quelques succès, je me suis aperçue que si ma vie était
riche, je passais pourtant mon temps à perdre."
C'est alors le mariage, l'arrivée à Nyon et le désir de peindre
autrement, car de ces époques mouvementées restent des traces
picturales qu'il est intéressant de comparer avec le travail
actuel.
"Ici il y a de la place pour peindre et, en plus de la maison, je
dois préciser que mon mari a joué un rôle capital dans ma vie,
puisqu'il m'a ancrée !."
La crise venue, une crise qu'elle déclare avoir senti arriver,
Estelle Schmidheiny commence alors sa métamorphose. Sans travail,
je me suis lancée à fond dans la peinture ce qui m'a permis
d'abord de ne pas sombrer puis de me découvrir... "Je suis devenue
sauvage en quelque sorte, finalement moi-même." Arrive ainsi le
temps des premières exposition, dès 1991 et des premiers prix.
"Même si je ne suis pas timide, je reconnais avoir eu les jambes
en coton en recevant des prix pour ma peinture. Moments
fantastiques !." Préférant le monde sincère des amis à celui
sophistiqué du milieu artistique, Estelle Schmidheiny choisit
maintenant une façon personnelle de montrer des oeuvres qui ne le
sont pas moins.
En plus d'une série de portraits ou de toiles très symboliques
d'une époque où - selon sa propre expression - elle roulait les
mécaniques, l'artiste nyonnaise qui peint en musique (de la
Country et des deux mains simultanément présente de séduisants
diptyques d'angles. Mobile, puisque monté sur charnières, le
diptyque est composé de deux toiles travaillées en un seul sujet
et fait pour habiller les angles. "J'estime que les angles
méritent d'être ouverts et, fascinée par eux, je les ouvre au-delà
de la réalité des murs."
Aussi, dès le seuil de la maison d'Estelle Schmidheiny franchi,
cette forme d'art en coin permet au visiteur de s'évader et, comme
la balade se poursuit à travers chacune des pièces, le rêve ne
fait que s'amplifier.
Pascal Hoffer
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Le Matin
du 7 novembre 1992
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Il est dit :
Des huiles aux cimaises
(photo)
Estelle Schmidheiny
L'artiste présente ses curieuses
trouvailles.
Passionnée par les perspectives, quitte à les contrarier,
l'artiste nyonnaise Estelle Schmihdeiny s'est mis en tête
d'habiller les angles des murs. Normal pour un ancien cadre de
l'immobilier sans emploi ! Estelle présente ses curieuses
trouvailles à l'expo Neuch'Arts qui s'est ouverte hier.
Autodidacte, l'artiste revendique la paternité de son
système de diptyques d'angles composé de deux toiles travaillées
en un seul sujet. Les thèmes explorés dans ses oeuvres peintes à
l'acrylique poussent à l'évasion au-delà de l'horizon où pointe la
lumière. Je ne suis pas encore au bout de mon raisonnement ni n'ai
exploré les possibilités que je peux en tirer.
V.D. |
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